Il fallait que je me pose un peu, que je
réfléchisse. Pour l’heure ça semblait difficile, j’étais défoncé. Le bar
tanguait dans tous les sens. Je me serais bien fumé un joint pour me calmer. Ou
retourné aux toilettes. Je n’avais plus d’imagination. Ma main agrippait mon
verre. C’était comme si j’écrivais la même phrase à la chaîne. Je flottais. A
l’ouest. Fallait que je réfléchisse. Des millions de calques affluaient par flashs
dans le bar.
Blue
note erronée, enrouée, dévissée. Tu es absente. Ce soir. Demain, hier,
avant-demain. Néréide évanescente, fumeuse, nigritelle vénéneuse, poison
continu. Une fois tu m’as
fait : On s’aimera toujours.
Mon
whisky me rend lucide, extra-docile aux représentations, shémas épars accrochés
têtes en bas qui s’échappe de l’ouverture de la caverne ces conneries de toiles
d’araignées, Mon blues c’est une lamentation venu du fond des
âges, tu n’as été que la gâchette.
Le
blues requiert un KO affectif, un noman’s land, quelque chose qui implique
tout, soudainement.
Une
fois dans le programme, le patient ne saura pas qu’il est dans une réalité alternative
sinon l’expérience ne marcherait pas. Il devra lui-même trouver une solution
pour sortir du cercle de sa maladie. Bien sûr, si au bout de 8 semaines, ce qui
semble correspondre au délai maximal de vie en continue en RV, il ne s’en sort
pas, on le fait sortir et passer quelques tests. Qu’il ne s’en sorte pas tout
seul ne signifie pas forcément que la thérapie n’a pas marché. Rien n’est
systématique.
(…)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire