dimanche 23 octobre 2016

Apparemment des catégories



https://www.youtube.com/watch?v=JwO8o9E9yV0

il m'a dit,
les patrons hypocrites sont sûrement mandatés par les lobbys pharmaceutiques pour que nous consommions des anxiolytiques à la pelle - bout à bout j'ai le cerveau en bouillie de bouillir sans rien dire il a rajouté,
viol moral insidieux, à chaque jour suffit son pénible salaire
à rester bloqué dans cette rhétorique rasant long les murs
cette petite technique rhétorique de petite vie en bureau - 

ta petite vie, la mienne, celle des autres, toutes en fait, des codes-barres à la con. tu vois le délire, on est juste des numéros de sécu, des zéros qui s'ajoutent à d'autres zéros et ça fait du peuple. alors les mecs se comportent comme des chefs parce qu'il faut que ça aille droit et y'a du monde à gérer, faudrait pas que ça vire à l'émeute. et c'est quoi le quotidien quand tu bosses ? tu t'en prends plein la gueule. j'en pouvais plus de ça mon pote, je te jure, je n'en pouvais plus.

il m'a dit,
je ne comprends pas pourquoi au nom de je ne sais quel principe bien-pensant
la violence avec laquelle je lui ai fracassé le crâne à coup d'extincteur
a choqué la place publique - n'ai-je pas subi moi aussi une violence ?

il y aurait apparemment des catégories de violence
la morale
la physique m'a dit le toubib,
(il a continué) tu te rends compte mon pote ?
alors je vais te dire un truc
si tu utilises un hachoir, un couteau, un flingue,
arrange-toi pour qu'il soit invisible, indétectable et silencieux

et surtout démerde-toi pour qu'il y ait pas de camés-rats, tais-toi, ne parle à personne parce que les rats c'est comme les cafards tu vois, ça résiste au nucléaire, aux radiations, tout ça, les camés-rats nous surveillent mon pote, alors faut toujours avoir une longueur d'avance et que tu saches qu'ils attendent au tournant.

il a ajouté :
mon suicide, tu sais ce que c'est ? 
c'est ma bagnole à crédit, ma maison à crédit, ma carte pour avoir des points spéciaux et des chèques cadeaux. mon suicide, c'est ma faiblesse. parce qu'à un moment j'ai cru à tout ce bordel, j'ai cru que c'était possible. merde.

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